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mardi 4 août 2015

Le corps humain, cette enveloppe qui nous rend tous différents

Par Josée

Rolland, victime de la Thalidomide, le médicament prescrit aux femmes enceintes dans les années 50-60 pour réduire les nausées occasionnées par la grossesse. Un médicament dont les effets secondaires étaient définitifs sur le développement des membres du fœtus.

Chacun de nous avons une enveloppe corporelle différente, c'est ce qui fait que nous ne sommes pas tous de petits robots parfaits. Combien de fois, devant votre miroir avez-vous fait la grimace devant un nez trop long, un surplus de gras aux hanches, des jambes pas assez longues? Derrière les plus beaux corps hollywoodiens, il y a souvent des retouches faites au scalpel!

Mais au-delà de cette enveloppe corporelle, il y a l'être humain et là aussi nous sommes tous différents, une différence qui nécessite plus qu'un miroir pour être observé. Hier soir, à l'atelier de modèle vivant, j'ai tenté de capturer le corps mais aussi l'âme d'un homme différent.  



mardi 28 juillet 2015

En courbe et en rondeur

Par Josée

Lundi, atelier de modèle vivant. J'aime de plus en plus, surtout le moment où je me sens prête à appliquer les couleurs. 

Je dois vous expliquer comment les choses se passent. D'abord les dessinateurs arrivent avec leur matériel. D'une personne à l'autre c'est très variable, certains ont de petit calepin, des crayons de plomb et aiment s’asseoir à table. Moi j'aime avoir de grandes feuilles que j'installe à la vertical sur un chevalet et en plus de mes 4 ou 5 crayons de plomb aux multiples B, j'étale mes pastels de toutes les couleurs. Malgré mes grandes feuilles, j'ai encore beaucoup de difficulté à y faire entrer tout le modèle. Ma fille réussie à faire entrer 2 ou 3 dessins sur une feuille 8 1/2 x 11.

Puisqu'il s'agit d'un atelier et non d'un cours, il n'y a pas de règle. À la pause, parfois nous partageons nos dessins et notre expérience mais ce n'est pas obligatoire et certaines personnes restent timidement dans leur coin. L'ambiance est très calme et à l'exception d'une musique de fond, c'est le silence, chacun entre dans sa bulle.

Chaque semaine les corps sont différents, parfois des danseuses musclées avec très peu de rondeurs féminines. Les modèles servent d'inspiration et d'un artiste à l'autre les réalités peuvent être représentées de façon totalement différente. Il me semble que cela reflète bien la façon de voir la vie. 

Cette semaine, la modèle était tout en courbes magnifique et inspirante. Contrairement au domaine de la mode où les mannequins unidimensionnelles et parfait font l'unanimité, de pouvoir dessiner un corps plein de rondeurs est vraiment un plaisir.

Dans une soirée de trois heures, le rythme est assez rapide et nous pouvons facilement dessiner une quinzaine de postures. Les poses durent 2-5-10-15 ou 20 minutes, il est donc important de se concentrer sur l'essentiel et d'acquérir une certaine vitesse d'exécution. 

La semaine prochaine, les courbes laisseront place aux angles avec un modèle masculin.



Il existe plusieurs ateliers de modèle vivant à Montréal celui que je fréquente est celui d'Antonio Cerdán

mardi 16 juin 2015

Ces souhaits que l'on avait mis de côté

Par Josée

L'automne dernier ma fille a débuté un DEC en arts visuels. J'enviais sa chance. J'avais toujours eu envie d'assister à un atelier de modèle vivant. C'est le genre de rêve qui ne nécessitait pourtant pas un grand effort. Mais aujourd'hui tout était aligné, l'atelier se déroulait à 5 minutes de chez moi, le prix était plus que raisonnable et c'était un atelier libre donc pas besoin de réserver.

Nous sommes entrées dans un des lofts de la rue Moreau, un atelier d'artiste comme j'avais imaginé avec une petite scène pour le modèle des tissus cerise et quelques accessoires: un banc, une chaise, des coussins, des croquis sur les mures, près de l'entrée une petite cuisine où nous avons acheté une bière à la pause, une petite mezzanine qui devait servir d'endroit de repos pour l'artiste.

À notre arrivée, plusieurs artistes étaient déjà à l'oeuvre et une musique de jazz brisait le grand silence de l'atelier. La  modèle était une jolie fille d'environ 20 ans avec un corps presque quelconque que vous confère la jeunesse, sans grande histoire de la vie.

Je pensais avoir un instant de malaise face à cette nudité mais finalement non, j'étais tellement occupé à dessiner et les différentes pauses se succèdent à un tel rythme que je devais regarder le corps de façon anatomique, en découvrir les formes géométriques, les proportions, les ombres et les lumières.

J'ai été impressionnée par le travail de cette jeune modèle, ce n'est pas facile d'offrir la pause qui inspire la dizaine d'inconnus derrière leur chevalet et de demeurer immobile pendant 5, 10, 20 minutes. C'était vraiment génial et je me suis mieux débrouillée que j'aurais cru. D'une pause à l'autre je m'encourageais et j'ai bien l'intention de récidiver au retour de Prague.